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23/08/2006
Par Basile Weber
Un temple multiculturel
L'artiste américano-iranienne Alina Mnatsakanian Zorik expose «La Maison sur roues» au temple du Bas. «Traces d'ici et de là» propose 83 calligraphies en près de 70 langues.
Alina Mnatsakanian Zorik est ressortissante américaine et iranienne. Elle a vécu en France et est d'origine arménienne. Depuis près d'une année, elle vit à Cortaillod. Des origines hors du commun qui illustrent parfaitement le monde contemporain dans sa composante multiculturelle.
Dans le cadre des manifestations interculturelles Neuchàtoi, elle expose son installation multimédia «La Maison sur roues» au temple du Bas, à Neuchâtel.
L'artiste a été sollicitée par la diacre Elisabeth Reichen-Amsler, qui a mis en place l'exposition «Traces d'ici et de là». Quel regard porte l'artiste sur les manifestations de Neuchàtoi?
«C'est très intéressant! C'est multiculturel ici. J'étais très étonnée de voir qu'il y a une telle diversité à Neuchâtel», confie Alina Mnatsakanian Zorik.
L'artiste de 48 ans est mariée à un Neuchâtelois d'origine arménienne. Elle n'a jamais vécu dans son pays d'origine. «Je me sens arménienne plutôt, c'est assez fort! Je me sens très à l'aise là-bas, mais je n'y suis allée que deux fois», explique-t-elle.
Son installation au sous-sol du temple du Bas illustre son parcours de vie atypique entre l'Iran, la France, les Etats-Unis et l'Arménie. Le visiteur est transporté dans un univers étrange. Des images défilent sur un écran géant. Le français, le farsi (langue parlée en Iran), l'anglais et l'arménien se mêlent pour créer un fond sonore surprenant. On attrape au vol une phrase de l'artiste: «J'étais timide mais je lisais beaucoup en français.» Une grande maison en bois trône au milieu de la salle. Elle en supporte quatre plus petites, faites de divers documents d'identité et images, illustrant ses quatre pays. «C'est symbolique, chaque fois, je dois recréer cette maison, explique Alina Mnatsakanian Zorik. C'est autobiographique mais universel. Beaucoup de gens ont vécu des expériences similaires.» / BWE
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Alina Mnatsakanian Zorik dans sa «Maison sur roues», au temple du Bas. photo leuenberger |
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